Apprenant

 

Sommaire

  • 1 Elève
  • 2 Apprenant
  • 3 Apports des TIC dans l'enseignement
    • 3.1 Des possibilités nouvelles
    • 3.2 Des atouts pour apprendre
  • 4 Les théories d'apprentissage en appui des TIC
    • 4.1 Le constructivisme
    • 4.2 Le socioconstructivisme
  • 5 Les priorités pédagogiques
    • 5.1 Des compétences visées
      • 5.1.1 L’autonomie
      • 5.1.2 L'interdisciplinarité
      • 5.1.3 L'aptitude au travail collaboratif
  • 6 Liens pour approfondir

 

Elève

Individu qui reçoit l'enseignement d'un maître chargé de « l'élever » au-dessus de sa condition. Personne qui suit des cours dans un établissement scolaire. Personne qui est éduquée.

Apprenant

Individu en situation d'apprentissage, acteur social, sujet actif qui construit ses connaissances. Le terme met l'accent sur l'acte d'apprendre dont l'initiative réside du côté de celui qui apprend.

Apports des TIC dans l'enseignement

La révolution technologique par l'Internet et les TIC (Technologies de l'Information et de la Communication) impacte toutes les sphères de la société. L’introduction des TICE dans l’enseignement transforme la relation pédagogique traditionnelle qui présuppose une unité de lieu et de temps. Dans ce cadre de face à face en présentiel, base de l’enseignement, l’enseignant transmet son enseignement, il dirige les travaux de « l’élève » et contrôle régulièrement ses acquisitions soit en temps réel soit en temps différé. Les TICE permettent une relation pédagogique à distance où l’unité de temps et de lieu est rompue. En outre, elles placent dans les mains des élèves un outil puissant de production et d’exploration des savoirs. Ce nouvel environnement d’apprentissage requiert de nouveaux modes d'accompagnement de « l'apprenant » et nécessite un changement de paradigme. Du paradigme d'enseignement axé sur la transmission du savoir par le maître et sur les contenus se substitue le paradigme d'apprentissage centré sur l'activité de l'apprenant et la construction de processus cognitifs d'apprentissage.

Internet et les TIC offrent :

Des possibilités nouvelles

  • Accès à toutes formes de ressources et ressources pédagogiques, de toutes natures, de toutes cultures et de toutes disciplines.
  • Accès aux outils pour agir, interagir, naviguer, explorer, découvrir, expérimenter, chercher de l’information, échanger, communiquer, diffuser, inventer, produire, créer..
  • Un accès à l'information et une relation avec les autres (enseignants, tuteurs, pairs) qui ne sont plus assujettis aux contraintes du temps et de l'espace.
  • Interactivité dynamique (hypertexte, interactions relationnelles, etc).
  • Multimodalité sensorielle (multimédia).
  • De multiples espaces de collaboration.
  • Mise en réseau, multiplicité des communautés apprenantes, des réseaux sociaux.

Des atouts pour apprendre

  • Autonomie dans la quête du savoir.
  • Stimulation cognitive et motivation accrues.
  • Maximisation du temps de formation et optimisation du temps consacré à l'apprentissage.
  • Travail collaboratif
  • Individualisation et personnalisation du parcours d'apprentissage. Possibilité d'aller à son rythme.


Ce nouveau contexte dans le système éducatif modifie profondément :

  • les rapports entre l'apprenant et le savoir,
  • les rapports entre l'apprenant et l'enseignant,
  • les rapports entre pairs.

L’approche synchrone favorise les interactions dans un esprit communautaire, en revanche, l’approche asynchrone créé de l’autonomie et de l’organisation dans le processus d’acquisition d’informations.

Ainsi, le développement et l’utilisation des TIC favorisent et valorisent les pédagogies actives de type constructiviste qui placent l'étudiant au centre du dispositif d’enseignement, au centre des préoccupations didactiques. L’approche centrée sur l’élève implique que l’enseignant (ou le tuteur) analyse les besoins de l’élève, et réfléchisse à la manière dont l’apprentissage peut être le plus pertinent et le plus significatif pour lui.
Le dispositif doit éveiller la curiosité et l'intérêt des apprenants en vue de développer leurs méthodes de raisonnement, leurs savoir-faire et leur sens des responsabilités.

Les théories d'apprentissage en appui des TIC

Le constructivisme

Le constructivisme considère l'apprentissage comme un processus actif axé sur l'apprenant :

  • L'apprenant doit s'engager activement dans des résolutions de problèmes, au plus proche de problèmes réels (situations-problèmes). Il ne reçoit pas les informations, mais il va les chercher lui-même en mettant en place des stratégies individuelles d'apprentissage. Il doit se donner un objectif, analyser les moyens d'y parvenir, dégager les priorités, établir une progression, doser ses efforts et passer aux actes en interagissant avec les autres.
  • L'apprenant construit progressivement ses connaissances par l'interprétation et la compréhension constamment renouvelées qui s'élaborent à partir des représentations mentales antérieures qu'il s'est déjà forgées. Au fur et à mesure de ses nouvelles expériences, l'individu se construit ses nouvelles connaissances en complétant, ajustant, réorganisant ou modifiant ses connaissances et conceptions antérieures.
    Le processus d'apprentissage (collections d’informations, appropriation des connaissances collectées, approfondissement des acquis à travers des applications complexes et intégration des informations à travers l’interdisciplinarité) n'est complet que s'il y a prise de conscience et réinvestissement de ces apprentissages. Les connaissances n’évoluent que si elles sont remises en question au contact de l’environnement

Le socioconstructivisme

(Apprentissage coopératif et collaboratif).
Il met l'accent sur le rôle des interactions sociales multiples et des questionnements mutuels dans la construction des connaissances et le développement des compétences.
Les relations interpersonnelles au sein d'un groupe de pairs (communauté d'apprentissage), l'échange de savoirs, la confrontation de différentes approches, de différents points de vue (conflits socio-cognitifs) avec l’environnement réel ou virtuel permettent à l'apprenant de :

  • prendre conscience de ses propres représentations et du fait qu'elles ne sont pas « universelles »,
  • prendre conscience du fait que ses représentations initiales peuvent ne pas être adaptées pour résoudre un problème donné,
  • accepter de quitter ses représentations initiales, de transformer son schéma mental, pour en adopter un autre plus pertinent au regard du problème à résoudre.

Cette conception de l'apprentissage, centrée sur l'apprenant, est basée sur les théories de l'activité, où l'action, la réflexion, et la collaboration avec autrui sont les conditions essentielles à l'efficacité de l'apprentissage. Elle s'appuie sur notre fonctionnement biologique, cognitif, affectif, et notre nature essentiellement sociale, tout en respectant les multiples différences individuelles.
L'apprenant est acteur, co-responsable et co-constructeur de son apprentissage.

Les priorités pédagogiques

Les priorités pédagogiques doivent, selon W.J. Pelgrum et N. Law (2004), mettre l'accent sur l'apprentissage collaboratif plutôt que l'éducation isolée, sur la production plus que la reproduction de savoirs, sur le changement du rôle des enseignants pour que, de maîtres de l'autorité et du savoir, ils deviennent des facilitateurs et des co-apprenants, sur le changement de l'école pour qu'elle devienne une organisation apprenante.

Annie Feyfant (2009) conclut :
« In fine, et pour reprendre les préconisations de l’UNESCO (Pelgrum, 2004), cette dynamique du changement suppose que l’enseignement et l’apprentissage doivent évoluer du contenu vers les processus, du développement cognitif vers le développement métacognitif et affectif, de l’apprentissage en tant qu’activité individuelle à l’apprentissage en tant qu'initiative collective, de l’apprentissage en tant que reproduction de ce qui est connu vers l’apprentissage en tant que processus productif de découvertes et solutions nouvelles. Les caractéristiques de l’école doivent évoluer, de prestataire de services éducatifs à organisation apprenante ayant la volonté de préparer les citoyens du 21è siècle. La démarche didactique doit être plus flexible, accessible, les modes de communication et d’interaction doivent être accrus. »

Des compétences visées

L’autonomie

Un des principaux objectifs que vise l’éducation consiste à fournir à l’étudiant des outils lui permettant de devenir autonome face à ses apprentissages, à lui donner les moyens de développer des compétences métacognitives et sa capacité d’« apprendre à apprendre ».
« Le seul individu formé, c’est celui qui a appris comment apprendre, comment s’adapter et changer, c’est celui qui a saisi qu’aucune connaissance n’est certaine et que seule la capacité d’acquérir des connaissances peut conduire à une sécurité fondée » (Rogers, 1976)
Acquérir une réflexion et une pensée critiques, un esprit de décision, de la curiosité, des aptitudes à résoudre des problèmes, être artisan-acteur et responsable de son propre processus d'apprentissage, avoir les capacités de poursuivre son apprentissage tout au long de la vie pour s'adapter et s'ajuster à de nouvelles situations tant personnelles que professionnelles et aux changements d'un monde en mouvement.

L'éducation aux médias et l'acquisition de compétences informationnelles participent à l'autonomie de l'apprenant et à aiguiser son sens critique.

 

L'interdisciplinarité

L'apprenant doit pouvoir maîtriser les différentes approches d'un problème, l'aborder selon différents points de vue.
« La considération d’informations sous plusieurs angles en augmente la valeur et elle contribue au développement de la flexibilité cognitive chez les élèves. » (Tardif , 1999)

L’interdisciplinarité (ou pluridisciplinarité) suppose un dialogue et l’échange de connaissances, d’analyses, de méthodes entre deux ou plusieurs disciplines, favorise la recherche des interactions des savoirs et de leur complémentarité et invite à une certaine ouverture d’esprit.
« Toutes choses étant causée et causantes, aidées et aidantes, médiates et immédiates, et toutes s'entretenant par un lien naturel et insensible qui lie les plus éloignées et les plus différentes, je tiens impossible de connaître les parties sans connaître le tout, non plus que de connaître le tout sans connaître particulièrement les parties ». (Blaise Pascal)

L'interdisciplinarité est une approche indispensable pour appréhender de manière pertinente la complexité du monde qui nous entoure.

 

L'aptitude au travail collaboratif

Le travail collaboratif est générateur d’enrichissement cognitif pour l’ensemble des participants à la réalisation de la tâche. Il permet à l'apprenant de développer sa dimension humaine et sociale, un esprit d'équipe.
Savoir travailler en équipe est une compétence de plus en plus demandée dans un monde économique où la mutualisation des tâches et des connaissances pour atteindre des objectifs communs devient une nécessité. La compétence interculturelle constitue un précieux atout dans un environnement de travail de plus en plus multiculturel.

Liens pour approfondir

» GLOSSAIRE